Actualités de l'UNSS >> Les femmes à l'honneur : L'UNSS, 1ère fédération sportive féminine en France

Les femmes à l'honneur : L'UNSS, 1ère fédération sportive féminine en France

08/03/2011

L’UNSS rend hommage à toutes les sportives de l’Union Nationale du Sport Scolaire. A cette occasion, Laurent Petrynka, Directeur National de l’UNSS, se rendra au Collège Condorcet ou le pourcentage de licenciés féminins est le plus élevé.

L’UNSS et la pratique des filles

  • 400 000 licenciées, soit 40,6%
  • De la 6ème à la terminale, les filles évoquent le besoin d’associer la pratique à la santé.
  • Elle éprouve une certaine satisfaction à pratiquer en groupe, formule rassurante.
  • La diversité des activités sportives proposée par l’UNSS favorise l’épanouissement de toutes les jeunes filles licenciées 
  • Elles occupent une place de choix dans les activités artistiques (danses, gymnastique artistique, acrobatique, rythmique…..) et s’engagent sur les sports collectifs comme le Basketball, Volley-ball….
  • A travers son programme « Jeune Officiel, vers une génération responsable », l’UNSS permet aux filles d’accéder aux responsabilités dans l’exercice de l’arbitrage et de la gestion des rencontres.

 

Les axes de développement : Accès aux responsabilités

Luc CHATEL, Président de l’UNSS, a rappelé dans son discours du 25 mai 2010  lors des Rencontres du Sport Scolaire  « il faut travailler à développer le sport féminin, …, Rechercher l’égalité filles-garçons ».

  • Nomination d’un(e) vice-président(e) élève : L’UNSS à travers son programme « Jeune Officiel, vers une génération responsable » et la formalisation d’un diplôme de Jeune Dirigeante, souhaite regrouper autour d’un projet phare (dans le cadre de la Biennale de Danse) les vice-présidentes élèves élues dans les associations sportives des établissements scolaires.
  • L’UNSS participe à l’émergence des pratiques sportives, mais aussi à l’accès au « statut de jeune dirigeant » pour les filles actives de l’association sportive.
  • Favoriser la pratique des filles, notamment dans les zones d’éducation prioritaires.



« Quand les élèves s’approprient l’AS… Retour sur un engagement lucide et constructif »

Témoignages de trois élèves licenciées à l’AS dans une cité scolaire de Bondy, Seine-Saint-Denis.


Grace LIBISSA-MATOUKI,  3ème année à  Sciences-Pô / Paris

Pratiquant le basket dans un club civil, je souhaitais découvrir une autre pratique tout en conservant la mienne. L’intérêt de l’activité, rencontrer d’autres élèves, y aller pour l’ambiance, participer à des rencontres, des sorties, représenter mon établissement... pour un coût modique, quelque soit le nombre d’activités !

Ce que cela m’a apporté


Tout d’abord une intégration rapide dans l’établissement en m’entrainant avec d’autres élèves que ceux de ma classe.

La maitrise de mes émotions en compétition et une certaine complicité avec mon professeur.

La découverte d’un code et l’apprentissage du jugement : apprendre des règles et les faire respecter n’est pas chose facile au départ. Le jugement en gymnastique a une certaine part de subjectivité qu’il faut apprendre à gérer.

Ensuite un côté technique, une certaine culture sportive en allant assister à des matchs de haut niveau, à Bercy pour les Internationaux de Gymnastique par exemple.

S’engager, devenir responsable…

A l’UNSS ce sont les élèves qui ont en charge le déroulement des compétitions (jugement ou arbitrage) encadrés par les professeurs bien sur. Mais le fait de faire respecter par d’autres jeunes un règlement nécessite un engagement, une prise de responsabilités mais surtout en compétition une décision rapide.

Au départ la somme d’informations, un code à intégrer et surtout beaucoup de responsabilités en compétition peuvent impressionner mais de voir les plus grands s’engager et nous inviter à faire de même est un signe encourageant. C’est aussi une marque de confiance !

Quand j’ai commencé à m’engager sur le dossier des jeunes officiels je me suis sentie guidée et encouragée par les lycéens. Un  parrainage en quelque sorte…

Des rencontres, des découvertes…

Au cours de ma scolarité, l’As m’a aussi permis de rencontrer beaucoup de gens et de travailler aussi souvent que possible avec d’autres jeunes mais aussi avec des adultes notamment en participant à l’organisation d’un championnat de France en 2002. A la fois sur la commission matériel et à la communication (au micro) cela m’a permis de voir de l’autre côté de l’organisation, comment, nous les jeunes, nous pouvons intervenir.

Enfin j’ai eu la chance pendant 2 ans de représenter à la Commission Nationale des Jeunes Officiels, toutes disciplines confondues, les jeunes filles licenciées. Pouvoir participer à une telle commission, entendre mais aussi avoir l’occasion de donner mon avis a été un temps fort.

Pour finir j’ai eu la chance avant de quitter le lycée de découvrir la gymnastique acrobatique enseignée également à l’Association Sportive. Cette discipline est très symbolique puisqu’elle a besoin de porteurs et de voltigeurs.

En conclusion, cela revient à dire que pour arriver à construire quelque chose de solide il faut être plusieurs, être différents et savoir se compléter en utilisant les capacités de chacun.



Oifa  LAIDOUNI, enseignante à l’étranger / Bethléem

Licenciée dans un club civil en natation, je me suis inscrite à l’AS pendant toute ma scolarité. Elève plutôt timide et manquant de confiance l’Association Sportive m’a permis d’aller vers les autres, d’oser communiquer et surtout de prendre conscience qu’en s’engageant on apprend beaucoup !

J’ai pu pendant de nombreuses années faire partie d’une équipe en compétition au collège comme au lycée. Ma formation de jeune officielle comme juge m’a permis de juger pour les équipes de collège mais aussi les équipes de lycée. J’ai pu ainsi prodiguer des conseils à l’entraînement, aider à tenir des ateliers, parer les plus jeunes et enfin tenir le rôle de capitaine au sein de mon équipe.

La mixité, un plus !


Le fait de travailler en mixité est également un plus pour l’ambiance et pour le respect. Les garçons ont apprécié notre engagement sur le jugement masculin puisqu’ils ne pouvaient s’engager que s’ils présentaient des juges. Les conseils à l’entraînement étaient alors pris au sérieux. Cela nous donnait une certaine crédibilité et nous permettait de travailler ensemble en reconnaissant la valeur et le rôle de chacun.

Sans l’équipe des garçons je ne serais jamais allée au Championnat de France UNSS. La qualification des garçons à 4 championnats de France m’a permis de vivre de fortes émotions, notamment quand en 2002 ils ont terminé sur la plus haute marche du podium !

Je n’oublie pas que ces différentes qualifications m’ont permis de voyager dans l’académie de Rennes, de Toulouse, de Versailles et d’Amiens. Partir ensemble était une véritable aventure !

A l’UNSS tout le monde peut trouver sa place !


Que ce soit un bon compétiteur, un bon capitaine ou bien encore un juge, un arbitre, un organisateur, un secrétaire, un reporter, un secouriste… Nous avons besoin les uns des autres et si le résultat reste très important, ce que nous vivons et partageons est fondamental

Les rencontres : des émotions, des souvenirs…

Cette participation dès le plus jeune âge développe une notion d’engagement quand on sait qu’à partir de la 6ème le jeune officiel peut intervenir.

Enfin de 1998 à 2002 j’ai eu la chance de participer avec 3 autres élèves à plusieurs conférences sur le dossier Sports et Femmes avec Mme Buffet alors Ministre de la Jeunesse et des Sports. Prendre la parole lors de conférences en tant que jeune fille face à des centaines d’adultes (sportifs de haut niveau et aussi personnalités politiques) a été une expérience inoubliable. C’est une sorte de reconnaissance de ce que nous jeunes nous pouvons vivre et apporter.

Envie de s’engager


Pour finir, déléguée de classe pendant de nombreuses années, je me suis présentée au Conseil de Vie des Lycéens où il a été très intéressant de travailler avec des membres de l’administration, des enseignants, d’autres élèves et bien d’autres membres de la communauté éducative.

 

Cet engagement à l’AS nous a amené à prendre d’autres responsabilités, nous a ouvert sur les autres et nous aide à préparer notre vie d’adulte avec toutes les perspectives d’engagement possibles pour devenir acteur, je dois plutôt dire actrice… de notre devenir.


Mélanie Demarle, photographe-archéologue

J'ai découvert  et fréquenté l’AS durant toutes mes années lycée.  Ce fut un vrai fil conducteur. Cela m'a permis de faciliter mon intégration dans l’établissement mais aussi et surtout de découvrir une vie de groupe et une certaine solidarité.
Je pense n'avoir raté aucun entraînement durant ces années, c'était une vraie fête de se retrouver, de faire ce qu'on aimait, une activité physique, ensemble.

Echanges et partage !


Avec le recul, tous ces moments ont représenté pour moi un vrai moment d'échanges et de partage où seuls ceux qui participaient pouvaient comprendre ce qui s'y passait, c'était une sorte de bulle dans notre semaine, un moment à part. Certaines de mes amies s'étaient investies comme juges . Pour ma part, c’est comme Jeune Organisateur que je me suis investie.

Outre mon statut de "gymnaste", j'ai eu la chance de coacher et d'aider l'équipe des garçons qui a fait de très bons résultats durant 3 années. En effet, mon rôle consistait à  seconder mon professeur d’EPS en aidant  les plus jeunes.

Des responsabilités,  une certaine fierté…

Cette fonction m'a donné des responsabilités et m'a permis (comme pour les autres filles) de nous sentir pour un petit quelque chose dans ces victoires, les garçons eux-mêmes nous ont souvent remerciées, ce qui est rare… car on se sentait tous sur un pied d'égalité, on formait une vraie équipe, filles et garçons réunis avec chacun ses rôles, son importance dans le groupe, ses différences…

Il y avait les acteurs (l'équipe des garçons), les juges arbitres filles (sans qui les garçons n'auraient pas pu aller aux championnats de France) et ceux qui travaillaient dans l'ombre (les coaches, soutiens moraux et premiers supporters). Je pense que tout ce petit monde a participé à cette victoire finale -titre de Champions de France pour l’équipe des garçons du lycée-  Cela  n'aurait pas été possible sans cette alchimie, créée et entretenue des années durant autour de cet investissement.


Etre licenciée à l’AS m'a permis de me sentir utile, bien dans mon corps et dans ma tête. A un âge où l’on manque de confiance,  l’AS nous donne des responsabilités. Alors on tente de les assumer au mieux en étant encadrés, soutenues et encouragées.

Je dois dire que ces années passées à l’UNSS font parties des meilleurs souvenirs concernant cette période de ma vie. Les évoquer reste un réel plaisir !

vie lycée
Découvrez la WebTV de l'UNSS
les partenaires de l'UNSS lien Babolat lien casal sport lien Gymnova lien Jako lien molten lien Maif lien orangina lien sirtem lien ISF Sport lien 100%Coton